Roland Fojrin

Éditorialiste convaincu

Stéphane Bern, un modèle pour la France

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Quel plaisir de voir des hommes aussi braves, prêts en toutes circonstances à mettre la main à la pâte, des hommes donc, tels que Stéphane Bern, nouvellement chargé par le président Emmanuel Macron de lister les bâtiments de notre patrimoine qui nécessiteraient d’être rénovés.

Je me suis toujours délecté des émissions télévisées de ce désormais Monsieur Patrimoine. Son sens de la précision et de l’à propos ne se retrouvent chez aucun autre présentateur. Je considère même que Stéphane Bern a su rendre ses lettres de noblesse à la discipline historique et la dépoussiérer un bon coup en dépassant allégrement et en tous points ses prédécesseurs comme Pierre Vidal-Naquet ou Fernand Braudel, par exemple. Une nouvelle fois, après Bruno Roger-Petit, c’est une perle au talent illimité que notre Président a déniché. J’en profite pour vous faire remarquer, chers lecteurs, que la France n’a jamais eu de roi prénommé Emmanuel, ce qui est tout de même dommage au vu du potentiel de ce prénom.

C‘est une démarche rare qu’il faut souligner : il est admirable que cette mission a été acceptée sans aucune contrepartie financière. Mieux, M. Bern a déclaré qu’il ferait les réunions chez lui, à son domicile ! À l’heure où des milliers de français descendent dans la rue afin de réclamer quelques droits archaïques, l’exemple vient d’en haut : il faut donner pour sa patrie sans compter et sans barguigner, voilà la leçon à retenir !

Il faut l’admettre, M. Bern tire tout de même quelques avantages à cette mission. En effet, c’est ainsi qu’il va pouvoir briller en soirée lors des conversations extrêmement pointues dont raffolent nos contemporains, à savoir discuter des travaux en cours dans leurs ruines achetées une bouchée de pain. Il pourra donc pavoiser en évoquant telle application d’enduits sur des vieux murs décrépis d’un château isolé ou bien même impressionner les convives avec des récits endiablés de toilettes à déboucher et de tuyaux à ressouder. Sans jalousie aucune, c’est tout le mal qu’on lui souhaite !

À disposition de la France

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On reconnaît les grands hommes à leur faculté de s’entourer de personnes de valeur. En recrutant Bruno Roger-Petit dans son équipe, Emmanuel Macron a fait preuve de perspicacité. Journaliste à Challenges, qui mieux que mon confrère connaît le monde de l’entreprise ?

Notre pays a besoin d’experts, surtout en ce qui concerne le travail car le travail est la valeur fondatrice de notre société, il ne faut jamais l’oublier. En effet, à l’heure où des millions de personnes se repaissent d’un chômage volontaire sans aucune honte, des héros du quotidien continuent de se battre à chaque instant pour faire avancer notre économie quasi moribonde. Ah, notre PIB fait bien pâle figure par rapport à celui de l’Allemagne mais notre sport national consiste bien trop souvent à faire l’autruche. Moi je n’ai pas peur de dire que nous sommes loin du compte en matière de productivité et de cœur à l’ouvrage.

Toute mon histoire prouve à quel point je peux être utile à la France, c’est pourquoi moi aussi je propose mes services au gouvernement actuel. Jugez moi sur mon parcours, dont voici quelques grandes lignes notables :
- en 1983, j’ai applaudi le tournant de la rigueur. Avec Yves Montand, j’ai crié plus d’une fois « Vive la crise ! » car il faut toujours rester positif,
- en 1986, j’ai soutenu le gouvernement contre vents et marées dans son projet de loi Devaquet, projet avorté suite à quelques mouvements incongrus d’une poignée de jeunes n’ayant aucun sens des réalités,
- en 1995, j’ai pleuré lorsqu’Alain Juppé a dû retirer son projet de loi d’allongement des annuités, j’ai cru sincèrement à ce moment là que notre pays était fini, vraiment,
- en 2007, j’étais subjugué par l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, son dynamisme, sa prestance tranchait avec la mollesse des précédents qui avaient bêtement cédé sur la question du CPE/CNE (un des plus beaux projets de ces dix dernières années pourtant) et puis Sarkozy a su remettre les choses à l’endroit avec le traité de Lisbonne faisant (presque) oublier ce désastreux « non » à la constitution européenne,
- enfin, en 2017, quelle fut ma joie de voir ce renouvellement magnifique de nos élites, cette fraîcheur, ce nouveau sens des responsabilités, ces grands projets, bref, je n’ai plus de mots !

Vous voyez, quelle belle continuité dans la pensée, je n’ai jamais tergiversé et retourné ma veste, je suis un homme de confiance. M. le Président, je suis à votre service, au service de la Nation, de la République, de la France ! Je reste près de mon téléphone au cas où.
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Une rentrée du bon pied

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Me voici de retour de vacances bien méritées qui n’ont pourtant pas été de tout repos. Oh oui, j’ai quelque peu souffert ! Il faut avouer que le petit personnel a été souvent odieux avec moi ces derniers temps. Ainsi, lorsque j’ai participé à cette croisière où j’ai donné quelques conférences en compagnie de grands noms tels que Christophe Barbier (je salue au passage sa proposition de supprimer une semaine de congés payés, qui a par ailleurs ravi les convives) ou Yves Calvi, les cocktails étaient mal dosés et les spectacles de cabaret bien souvent douteux, sans parler des repas un peu trop chiches à mon goût. Mais trêve de geignardises il faut maintenant repartir de l’avant.

De grands défis nous attendent dans les mois à venir. J’ai une nouvelle fois pu apprécier à sa juste mesure le sens de l’anticipation de notre gouvernement qui vient d’acquérir un stock de gaz lacrymogènes suffisant pour tenir quatre ans. En matière d’intendance, qui peut prétendre être capable de prévoir quelque chose pour les quatre ans à venir ? Bien peu de monde assurément… Cela me laisse pleinement admiratif.

Il va en falloir du courage dans les mois à venir. L’effort doit être collectif sinon nous irons à notre perte. Nous nous devons en tant que société de récompenser les meilleurs et non soutenir l’oisiveté dans laquelle se complaisent bien trop de nos concitoyens. Baisser l’ISF, voilà la mesure évidente qu’il fallait prendre et que nos nouveaux élus n’ont pas hésité à mettre en œuvre, car quelle image donnons nous à confisquer comme cela les fruits des plus brillants d’entre nous ? Ainsi nous devrions spolier une femme aussi courageuse , talentueuse et admirable que Mme Bettencourt ? Messieurs dames de l’extrême gauche, c’est cela que vous voulez ? Allons, il faut rester sérieux.

Une nouvelle figure du féminisme : Emmanuel Macron
Je suis plus que jamais heureux de vivre dans ce pays car enfin la France a été touchée par la grâce de la modernité. Tenez, même sur des sujets aussi sensibles que la question du sexisme, le Président de la République a su prendre tout le monde à contre-pied en affirmant haut et fort que les hommes aussi avaient le droit de se maquiller. Le coût de ce maquillage n’est qu’un faux débat alimenté par des réactionnaires de tous poils qui n’ont évidemment rien compris à cet avant gardisme jupitérien.

Nous entrons dans le XXIème siècle par la grande porte et je peux vous assurer que je la tiens grande ouverte !
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Ce n'est pas rien

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Ah que voilà encore une belle et inutile polémique! Ainsi donc le président de la République Emmanuel Macron aurait manqué de respect envers le quidam moyen qui fréquente les gares SNCF en le qualifiant de « rien ». Tout de suite les cris d’effroi, les indignations, les postures rebelles face à ce qui serait l’un des plus grands scandales de la 5ème République.

Qu’est-ce que « rien » ? Mes chers amis, ne cédez pas à la facilité! Il faut savoir que le mot rien vient du latin « rem » qui veut dire « chose ». Voilà, une chose, c’est quand même pas rien ! Ne dit-on pas : « ces petits riens qui font beaucoup » ? Il fut un temps où « rien » pouvait désigner une personne, on savait ce que ça valait à l’époque, le rien ! Bref, M. Macron, qui connaît bien cette époque et qui a eu le goût exquis de prononcer ce discours à Versailles, haut symbole de la richesse intellectuelle et culturelle française, a évidemment beaucoup de respect pour les gens du peuple, qui en douterait ? Évidemment la complexité de ce monde n’est pas à la portée de n’importe qui...

Autre sujet brûlant : le trou de 8 milliards dans les caisses de l’État ! Un vrai scandale ! Certaines mauvaises langues ont rappelé que M. Macron était ministre de l’économie l’année dernière. Certes, mais il n’est pas temps de chercher des responsables voyons ! Voilà un comportement typiquement français, rempli de mesquinerie et de jalousie. Il faut aller de l’avant et tout reconstruire. Abandonner l’idée de supprimer la taxe d’habitation, principale promesse de campagne, parfois seul argument pour certains pour voter pour cet homme élégant et sa femme ? Tant mieux, c’est faire preuve de panache ! Il faut savoir reconnaître qu’on s’est fourvoyé et briser les tabous, c’est signe de clairvoyance ! M. Macron ne reste pas engoncé dans l’immobilisme qui sied à bien trop de nos compatriotes !

De son côté, Édouard Philippe, le fidèle lieutenant, veut «agir vite», mais «sans précipitation». Nous avons là un cas typique d’homme moderne : l’efficacité fulgurante et la pensée profonde en même temps. J'ai pleinement confiance dans cette nouvelle équipe pour redresser l'entreprise France ! En avant toute !

Vraiment ce quinquennat s’annonce passionnant, cela m’émoustille les neurones !

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